Vendredi Polar

SAISON 1: LA DAME DE NKOLBISSON

ÉPISODE 6 : Péché capital

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Commissaire Atangan - La dame de Nkolbisson épisode 6

Illustration Briand-Nelson Mutima

Le commissaire Atangana et son bras droit remontèrent de nouveau à pied la route qui menait à l’ « Entrée garage » et se mirent à cogner aux portes du voisinage de la cabane de Jean-Louis Basseck. Ce dernier les observait depuis la Volkswagen de Pascal Étoundi où il restait assis et menotté. Bien que le quartier fût désert en pleine journée, les deux hommes espéraient bien pouvoir rencontrer une de ces ménagères de retour du marché ou s’affairant à la lessive.

Ils arpentèrent des rigoles dans lesquelles stagnaient des débris en tout genre. De temps à autres, ils rencontraient un gamin en train de jouer avec une boite de conserve, les pieds nus, le visage rempli de morve séchée, le regard curieux. Joseph, père de jumeaux en bas âge, avait toujours des sucreries dans la poche de sa veste et les distribuait volontiers aux enfants qu’il rencontrait. Les mômes les lui arrachèrent presque des mains. Ils avaient rarement vu deux hommes si grands et aux vêtements si propres. Ça devait être ces riches dont leurs parents parlaient régulièrement.

Las de tourner en rond sans rencontrer d’adultes, ils décidèrent de reprendre la ruelle pour retourner à leurs voitures où attendait encore un Jean-Louis menotté et visiblement de très mauvaise humeur. C’est là qu’ils croisèrent une dame, la quarantaine, portant un Kaba verdâtre et un sac qu’elle faisait balancer aisément sur sa tête au rythme de ses pas. Quelques gouttes de sueur lui dégoulinaient du visage.

« Madame attendez-nous ! », lança Pascal.

Manifestement surprise, elle réfléchit quelques secondes à battre en retraite mais Joseph et Pascal l’avaient déjà rejointe.

Elle sembla un bref instant visiblement impressionnée par leur tenue vestimentaire « luxueuse », marque indélébile au Cameroun de richesse et de notoriété. Elle s’exprimait de manière lente et réfléchie dans un français chaotique. Quand elle souriait, elle portait sa main à sa bouche, pruderie qui laissait supposer une éducation très rigide. Pascal l’aida à se débarrasser de ses achats qu’il posa à ses pieds. Le vent avait commencé à souffler assez fort et un nouvel orage s’annonçait. Il fallait faire vite.

« Madame …, commença Pascal.
— Je sais qui vous êtes ! », continua-t-elle d’une voix douce avec un léger accent Ewondo , l’une des tribus les plus importantes du centre et du sud du Cameroun.

Joseph et Pascal furent surpris et flattés de cette notoriété grandissante.

« Comme la pluie s’annonce, j’irai droit au but. Vous connaissez sûrement Jean-Louis Basseck n’est-ce pas ?
— Bien sûr. Il habite là ! répondit-elle sans hésiter en désignant du doigt la cabane de ce dernier.
— Nous cherchons à comprendre ses habitudes …
— Aka ! Moi, Monsieur je n’espionne pas les gens. Il énerve seulement tout le monde parce qu’il se vante au quartier et parle le gros français. » dit-elle avec une légère moue de mépris.

C’était la seconde fois que ce reproche lui était fait. Parler un français passable était une preuve irréfutable d’appartenance à une classe sociale supérieure dans l’imagerie des petites gens. Mais lorsque l’aisance financière ne suivait pas ces capacités linguistiques, on devenait rapidement la risée du quartier et la cible facile des ragots. L’arrogance de Jean-Louis semblait en outre en avoir fait le voisin le plus détesté de sa ruelle.

« L’avez-vous déjà vu ici avec des dames ?
— Oukouuu !! s’exclama-t-elle. Tous les jours une autre ! Il ne fait que ça : monter et descendre avec les femmes ! … Je ne sais pas ce qu’elles lui trouvent … »

Quelque chose dans son comportement laissait penser que malgré la répugnance qu’elle s’évertuait à afficher, elle n’aurait pas été forcement mécontente de faire partie du tableau de chasse du gigolo.

« Et madame Tchonkeu ? continua le commissaire.
— Qui ? La bordelle-là ? Elle venait ici tous les matins de quatre heures à six heures. Ensuite, elle allait à sa boutique pour ouvrir. Peut-être qu’ils pensaient que personne ne les voyait mais tout le quartier était au courant.
— Tout le quartier ? »

La dame se reprit, comprenant en avoir trop dit.

« Ah, Monsieur, c’est ce que l’on dit.
— Qui “on” ? » demanda Pascal, manifestement agacé.

Il répugnait cette mauvaise habitude yaoundéenne de se faire prier pour chaque réponse d’importance.

« Même son mari a appris ça, Monsieur.
— Appris cela par qui ?
— Aka ! Au bar, non ? On dit qu’il a même failli se battre il y a deux semaines avec le gars qui lui a dit ça.
— Et “le gars qui le lui a dit ça”, c’est qui ? demanda Joseph en la reprenant.
— Mbakop Thomas. Il fait aussi le clando comme Jean-Louis. Il habite à la montée “Mbango bar”.
— Travaille-t-il aujourd’hui ? demanda le commissaire.
— Oui, c’est même lui qui vient de me déposer à mon retour du marché. Si vous attendez-là, il devrait remontrer tout de suite. Il est descendu vers le carrefour déposer son dernier client. Il disait qu’il voulait garer après parce que comme il va pleuvoir, il n’y aura probablement plus de clients en route. »

Quand il pleuvait à Yaoundé, personne ne sortait, les populations étant bien trop occupées à sauver leurs meubles et regarder les cafards se noyer dans les torrents d’eaux qui se déchaînaient parfois jusqu’en plein milieu des salons.

« Comment vous appelez-vous, Madame ?
— Madame Oyono. »

Pour le camerounais d’un certain âge, très avide de formules respectueuses, Madame ou Monsieur faisait presque office de prénom.

« Madame Oyono, avez-vous vu Madame Tchonkeu ici le jour de son décès ?
— Oui Monsieur.
— Pourquoi ne l’avez-vous pas signalé ?
— On ne m’a rien demandé.
— Que faites-vous debout à quatre heures du matin dites-moi, exigea Pascal.
— Je vends des arachides en matinée au petit marché. C’est à cette heure-là que je sors. Ce jour-là, c’était compliqué, comme il pleuvait. Donc, j’attendais sur la véranda. De là je vois bien la maison de Jean-Louis.
— L’avez-vous vu quitter la maison ?
— Non. Je suis sortie en courant et j’ai pris le premier clando qui passait. »

Un court silence s’ensuivit.

« Quelle voiture conduit Mbakop Thomas ? demanda le commissaire, manifestement passant du coq à l’âne.
— Une vieille Toyota Corolla blanche. »

Il ne pouvait en être autrement.

Joseph et Pascal remercièrent Madame Oyono après s’être assurés qu’elle viendrait bien faire sa déposition en fin d’après-midi au commissariat. Ils remontèrent jusqu’à la route et se mirent à attendre patiemment le passage de la Toyota blanche.

La pluie menaçait de tomber, le ciel avait viré au noir complet et les rues déjà très dépeuplées étaient désormais désertes. De temps à autre, on entendait une fenêtre claquer ou des tôles qui se pliaient sous les bourrasques de vents encore sporadiques.

Même Maman Saka avait décidé de rentrer ses casseroles et ses bancs, préférant la sécurité à la curiosité. Elle portait désormais un bambin sur le dos, probablement son petit-fils, que sa fille de 17 ans venait de lui tendre pour elle-même s’engouffrer dans le dernier clando vers la ville. Maman Saka, pour qui le gaspillage était un crime passible de la peine de mort, faisait pivoter adroitement l’enfant pour lui essuyer rapidement du revers de la main la morve qui lui coulait du nez à une fréquence bien trop abondante pour ne pas effrayer une grand-mère soucieuse. C’est avec cette même main qu’elle retirait ensuite les restes de pâte à beignet qui reposaient encore dans une énorme cuvette visqueuse et noirâtre à même le sol. Cette scène qui aurait donnée des frissons à tout contrôleur du service de santé allemand ne faisait ici frémir personne.
D’ailleurs les clients fidèles ou assos, eux ne semblaient généralement nullement gênés par cette saleté. Assis sur de minuscules bancs de bois en dessous de quelques tôles rouillées posées à la va-vite, ils avalaient en général gloutonnement leur petit-déjeuner avec des regards hagards, continuellement aux aguets des sentiers parallèles dans l’inquiétude d’y voir apparaître d’un moment à l’autre leurs épouses ou un de leurs multiples enfants affamés à qui ils avaient assuré quelques heures auparavant ne pas avoir d’argent de ration à donner. Ils ne se laissaient seulement déranger dans leur engorgement que par les bavardages incohérents de la vendeuse et par les saccades rythmées de sa poitrine offerte à la vue par un soutien-gorge bien trop minuscule pour ce mastodonte. Quand enfin ils sortaient de leur torpeur, c’était juste pour tendre leurs plats de beignets et de haricot à moitié vide en laissant tomber à mi-voix un lapidaire : « La mère, ajoute l’huile ! ».

Aussi loquace que ce spectacle pût être, il n’en fût d’autant pas moins pathétique. Il donnait en effet une représentation cruelle de la dure réalité camerounaise, qui reposait sur l’oisiveté désolante de sa population en âge de travail. Les valeurs et les mœurs disparaissaient. Les bars étaient devenus les coins de rencontre de premier rang où dès la tombée du soleil les ivrognes quémandeurs venaient se vautrer, à raconter tous les soirs les mêmes histoires, lancer les mêmes débats politiques, les mêmes conspirations footballistiques, dans le maigre espoir d’être récompensés par une main généreuse qui leur offrirait une bière pour étancher leur soif.

Ils sentaient mauvais, se lavaient rarement. Se laver aurait en effet signifié un bref passage chez soi, où les grouillements retentissants des ventres affamés de leur multiple progéniture auraient pu leur donner mauvaise conscience. Ils avaient donc pris le parti de ne rentrer que complètement saouls à la maison, aux premières lumières de l’aube, histoire d’avoir encore le temps de trouver un prétexte quelconque pour flanquer l’immanquable raclée journalière à leurs épouses, avant qu’elles ne rassemblent leurs dernières forces pour passer toute la journée assises au bord de la route devant leur cargaison d’arachides grillées, à essayer d’arracher aux quelques passants pressés des minables centimes qui leur permettraient de mettre une casserole sur le feu le soir.

Ces femmes déprimaient le commissaire. Pas parce qu’elles étaient pauvres mais parce qu’elles représentaient le résultat de la perte de tout objectif dans la vie. De l’abandon de soi-même. Elles vivaient pour vivre. Parce que la nature veut que l’on se réveille chaque matin, et parce que se suicider entraînerait des dépenses supplémentaires à la famille et qu’en fin de compte, on n’était pas de si mauvaises gens. Elles n’avaient plus de raisons de se battre, plus la moindre attente de la vie. Et plus de larmes pour pleurer. Elles acceptaient sans plaintes les viols répétitifs de leurs ivrognes d’époux, les grossesses involontaires qui en résultaient, les blessures corporelles comme psychologiques. Et quand on leur demandait pourquoi elles supportaient tout cela, elles répondaient choquées par l’idiotie même de la question : « On va faire alors comment ? ».

La déroute avait atteint tous les niveaux de la société et on reprochait désormais souvent au camerounais d’être devenu un menteur notoire. Il mentait pour tout, il mentait pour rien. Il racontait avoir besoin d’argent pour payer la pension scolaire de ses enfants et en pleine nuit on le retrouvait entrain de dilapider le prêt durement acquis dans le bar du coin. Les filles disaient aimer un homme juste pour se faire entretenir. Et cela, avec peu de succès compte tenu de leur incapacité à se projeter dans un avenir lointain. Donc, on escroquait plutôt 30.000 FCFA pour manger du poisson braisé le soir, pour se rendre compte au petit matin qu’on aurait peut-être eu besoin de cet argent pour payer son loyer. Naturellement en général, les hommes roulés s’étaient rendu compte entre-temps du stratagème ou au pire, avaient déjà obtenu ce qu’ils voulaient et prenaient naturellement leurs distances, prétextant tout à coup leurs épouses et leurs enfants prioritaires.

Une fois n’est pas coutume.

Le commissaire Atangana et son second, l’inspecteur Étoundi se demandaient s’ils ne devaient pas eux-mêmes plier bagage lorsqu’ils aperçurent la voiture blanche apparaître au bout du virage. Pascal se planta carrément au milieu de la route de peur que le chauffeur n’eût la mauvaise idée de ne pas s’arrêter. La voiture blanche freina brusquement. C’est un Thomas Mbakop très énervé qui en sortit en proliférant déjà des injures.

« C’est même qui ça ? On t’a envoyé ? ? », hurla-t-il à Pascal.

Le camerounais adepte de théories mystiques était toujours convaincu que chaque mésaventure qui lui arrivait était l’œuvre d’un oncle jaloux qui envoyait quelqu’un lui faire du mal.

« Police. Gare à droite et libère la route ! » lui ordonna un Pascal pas vraiment amusé.

Médusé, l’autre s’exécuta sans mot dire et rangea sa Toyota sur le semblant de trottoir de l’entrée garage. Il sembla fouiller quelques secondes encore dans la boite à gants du véhicule et en sortit enfin en brandissant dans sa main une vielle pochette noirâtre.

« Moi, j’ai mes papiers ! assura-t-il triomphalement.
— Il n’y a pas de papiers qui autorise le clando » répondit Pascal sur un ton glacial.

Joseph qui se tenait quelque peu en retrait s’approcha des deux hommes et fixa Mbakop directement dans les yeux. Cette autorité naturelle qui s’exerçait sans qu’il n’ait besoin de dire un mot impressionnait son second. Le chauffeur de clando sembla soudain un peu apeuré.

« Monsieur Tchonkeu et vous, vous vous êtes battus à propos de son épouse il y a deux semaines …
— Qui vous a dit ça ? », demanda Mbakop très inquiet.

Il était bel homme, relativement court sur pattes mais comme le reste des proportions y étaient, cela ne sautait pas forcément aux yeux. Il avait des yeux intelligents, s’exprimait de manière distincte et doctorale et ne semblait pas vouloir en dire plus que nécessaire. Probablement un de ces nombreux jeunes diplômés-chômeurs que l’université de Yaoundé produisait à longueur d’années. Une bombe à retardement qui ne semblait pas véritablement inquiéter les instances au pouvoir.

Mbakop avala bruyamment sa salive. Sa paume d’Adam donnait l’impression de vouloir lui remonter jusqu’aux narines.

« Vous êtes le commissaire dont tout le monde parle ?
— Je suis le commissaire Atangana. Voulez-vous bien répondre, s’il vous plait ?
— Oui Monsieur. Nous buvions une bière au bar du coin lorsque nous avons vu Jean-Louis Basseck remonter la rue. Bon, comme j’avais un peu bu…peut-être que j’ai trop parlé.
— Comment l’avez-vous appris vous-même ?
— Ah, Monsieur. C’est-à-dire que, au quartier, tout le monde sait. Vers la fin, ils ne se cachaient même plus vraiment. Tous les matins avant d’aller nettoyer la boutique, elle allait d’abord chez lui prendre sa dose. C’est-à-dire : j’aurais fait de même si mon mari me bastonnait comme elle.
— C’est-à-dire ? demanda un Pascal le sourire en coin.
— Monsieur, c’est-à-dire que lorsqu’il la battait, c’était terrible. Parfois ce sont seulement les gaillards du quartier qui pouvaient l’arrêter. Il est très nerveux. C’est-à-dire : on croyait qu’il allait la tuer. »

Il utilisait le « c’est-à-dire » de manière inflationniste.

Le commissaire avait suffisamment d’expérience pour savoir que la colère, quoiqu’on dise, était certainement le pire des péchés capitaux.

« Comment a-t-il réagi quand vous le lui avez dit ?
— Il a voulu me frapper. Heureusement que je fais du kung-fu. J’ai esquivé. »

Pascal ricana derrière.

« Du kung-fu… N’importe quoi … »

L’autre ne répondit pas.

Joseph enchaîna :
« Vous lui avez dit où ils se rencontraient ?
— Bien sûr. Puisqu’il ne voulait pas me croire. Les gens qui étaient là ont d’ailleurs confirmé la chose.
— Ce sera tout. Je vous attends demain matin au commissariat pour faire votre déposition. Si vous ne venez pas, j’enverrai mes hommes vous chercher. Ils ne sont pas toujours tendres. Alors, pas de lapin. »
— Hein ? ?
— On ne dit pas “Hein”, renchérit Pascal.
— Posez un lapin, ça veut dire donner un rendez-vous que l’on n’honore pas.
— Aaaah booonnnn … »

Il n’avait finalement peut-être pas fait de grandes études …

« Bon allez garer maintenant. »

Thomas Mbakop ne se le fit pas dire par deux fois, remonta dans son véhicule et le démarra dans d’inquiétantes secousses et un nuage de fumée nauséabonde.

C’est un Joseph triomphant qui se tourna ensuite vers Pascal.

« Je pense que désormais nous pouvons procéder à notre arrestation.
— Nous n’avons pas de preuves, rétorqua Pascal.
— C’est vrai. Mais de nombreux témoignages et l’alibi de Monsieur Tchonkeu selon lequel il serait descendu vers six heures ne tient pas la route. On va le confronter.
— On utilise Jean-Louis ?
— Oui.

Devant le scepticisme de Pascal, Joseph se sentit obligé d’ajouter :

« Il ne sait pas ce que nous savons. Je pense que de voir Jean-Louis dans notre voiture le fera craquer.
— On y va tout de suite, alors ?
— Non. Attendons la fin de l’orage et allons déjeuner. J’ai vu un restaurant pas trop loin, La belle fleur. De l’extérieur il semblait potable. Appelle Mboudou et Mbarga. Qu’ils nous rejoignent ici. Armés et en uniforme.
— Et lui ? demanda Pascal en pointant du doigt Jean-Louis toujours installé dans la Volkswagen et visiblement assez irrité.
— On le laisse là. Ça lui donnera le temps de réfléchir. »

A suivre…

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À propos de l’auteur
Félix Oum

Félix Oum

FÉLIX OUM

Félix Oum est né au Cameroun et a fait ses études en ingénierie à l’université technique de Berlin. Il travaille dans le domaine énergétique à Stuttgart. Il se passionne depuis des années pour le dessin et l’écriture, plus précisément l’écriture de poèmes et le travail à un roman. Très attaché à son Cameroun natal, il décide en Mars 2014 de se lancer dans la rédaction d’une série de nouvelles sur le quotidien des forces de l’ordre face aux réalités africaines avec l’intention affichée de donner ainsi à son pays son premier « Sherlock Holmes ».

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