Koblan Koffi Kra Ange, alias Angelo Koblan est écrivain Ivoirien et juriste de formation. Entre ses recherches et la rédaction de sa thèse de Droit Public, il s’adonne à la passion de son enfance : la lecture et l’écriture. Ce qui lui vaut la publication de son premier livre Dans l’ombre de la féminité, Tome 1, publié en 2014 aux éditions Balafons et le deuxième Réflexions sur les pratiques politiques en Côte d’Ivoire publié aux éditions l’Harmattan, en 2016. Ce dernier est un recueil de chroniques écrites entre février 2010 et juillet 2011.

 

Dites-nous comment vous avez rencontrez l’écriture ?

Je ne sais pas si j’ai rencontré l’écriture. En réalité, il me semble que c’est l’écriture s’est imposée à moi à la suite de mes rencontres avec la lecture. J’ai été très influencé par plusieurs auteurs. Je peux citer entre autres Tiburce Koffi, Dany Laferrière, Paulo Coelho, Stephen King, Frédéric Lenoir,  Omraam Mikhaël Aïvanhov, James Chase Hardley, Amadou Hampaté Ba,… Leurs différentes œuvres m’ont permis de nourrir cette passion. Je me suis mis à les imiter. Et comme l’imitation précède l’imagination, petit à petit  j’ai commencé à écrire mes propres textes. A cet effet, j’ai pu contacter celui qui était le plus proche de moi en l’occurrence Tiburce  Koffi. Ce dernier sans me connaitre (à l’époque) m’a adopté et m’a guidé jusqu’à la sortie de mon premier livre. J’ai ensuite bénéficié du coaching de Véronique Tadjo qui m’a enseigné les rudiments de l’écriture.

Parlez-nous un peu de vos ouvrages ? Quel regard pouvez-vous jeter sur les nombreuses publications des auteurs ?

Mon premier livre, « Dans l’ombre de la féminité, Tome 1 » est un roman publié en 2014 aux éditions Balafons. Ce livre est un roman philosophique qui fait le pont entre le texte dissertatif et le texte narratif. Ce livre raconte le parcours d’une jeune femme de sa vie universitaire à sa vie professionnelle. A chaque étape de sa vie, elle effectue un travail de conscience de soi en mettant en relation théorique et pratique des éléments de sa condition féminine. Les thèmes abordés sont l’autonomisation de la femme et sa place dans la société, le dividende démographique, la quête du bonheur…

Mon second livre est « Réflexions sur les pratiques politiques en Côte d’Ivoire » publié aux éditions l’Harmattan. C’est un recueil de chroniques écrites entre février 2010 et juillet 2011. Il faut dire qu’à l’origine, mes intentions n’étaient pas d’écrire ce livre. Je produisais des textes pour juste donner mon opinion sur les faits que nous vivons au quotidien. J’ai effectué ce travail entre 2009 et 2012. C’est seulement en 2014 que j’ai eu l’idée de sélectionner quelques textes pour éditer ce recueil de chroniques. Le critère de sélection des textes a été bien entendu le thème abordé : les pratiques politiques en Côte d’Ivoire. Ils se révèlent donc comme un témoignage car ils ont tous été écrits à chaud. A ce titre, j’ai pris l’engagement d’assumer mes positions en conservant l’authenticité de chaque chronique.

Vous lirez dans ce livre des textes écrits avant, pendant et après la crise postélectorale. Il était important pour moi de les publier pour laisser des traces et relatant ma part de vérité sur la crise. Les sujets abordés sont la remise en cause de la démocratie en Afrique, la nécessité d’une nouvelle culture politique, la problématique du développement dans nos états, les modes de dévolution de pouvoir. Le titre « Réflexions sur les pratiques politiques en Côte d’Ivoire » est très explicite. Je l’ai voulu ainsi car il oriente facilement le lecteur. Toutefois, il est important de préciser que ce livre ne parle pas de politique à proprement parlé mais de pratiques politiques. L’on définit la démocratie comme le gouvernement du peuple. Si tel est le cas, le véritable acteur politique dans un régime démocratique n’est pas le leader politique mais le peuple. A ce titre, réfléchir sur les pratiques politiques revient en principe à réfléchir sur la manière dont le peuple participe à la gestion du pouvoir politique. Le livre, loin de donner des solutions miracles, met en lumière des problématiques sur la culture politique des populations africaines en général  et ivoiriennes en particulier.

Quant à mon regard sur les nombreuses publications des auteurs, je  suis admiratif de ces publications ; car elles contribuent à l’expression de la littérature. Toutefois, pour aller dans le sens de l’écrivain Guinéen Lamine Kamara, je reste persuadé que l’essor de la littérature dans un pays ne se mesure pas par la performance de ses auteurs, mais plutôt par l’intérêt que les lecteurs ont vis-à-vis des œuvres littéraires.

Quelques projets en vue ?

Je suis en train de travailler sur la suite de mon premier roman. Je compte également le rééditer dans une autre maison d’édition car la maison (éditions Balafon) qui l’a édité n’existe plus. J’ai donc repris mes droits. J’ai reçu des propositions d’éditeurs, mais pour le moment je veux prendre le temps de terminer les deux autres tomes avant de m’engager dans la phase éditoriale.

 

Entretien  réalisé par Auguste Gnalehi in Zaouli N°44

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