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Sénégal : La cité religieuse Taslima se mobilise pour la sauvegarde du patrimoine littéraire traditionnel

par Acèle Nadale
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Sénégal La cité religieuse Taslima se mobilise pour la sauvegarde du patrimoine littéraire traditionnel

Taslima est une cité religieuse située dans la région de Sédhiou au Sénégal. Elle est dirigée par El Hadj Makhily Diaby Gassama, son khalife général et ancien ministre de la Culture sous la présidence de Léopold Sédar Senghor. La cité s’est lancée dans un vaste projet visant à préserver et à promouvoir les œuvres littéraires issues des traditions orales locales. Cette initiative est portée par El Hadj Makhily Diaby Gassama.

Un projet ambitieux au service des langues nationales

Baptisé « Génétique des textes, des productions du Mandé et d’ailleurs », ce projet se concentre dans un premier temps sur la langue mandingue, largement répandue dans la sous-région. Son objectif principal est de recenser, rassembler et éditer les productions littéraires traditionnelles dans cette langue, qu’elles soient poétiques, satiriques, épistolaires ou morales. 

Les productions culturelles du Mandé englobent une riche tradition musicale et artistique, principalement en Afrique de l’Ouest. Les Mandé, un groupe ethnique et linguistique, sont connus pour leur musique, leurs sculptures et leurs textiles. Les griots, ou jeli, jouent un rôle central en tant que musiciens et historiens.

En préservant ces œuvres, souvent transmises oralement de génération en génération, Taslima entend sauvegarder un pan essentiel de l’identité culturelle sénégalaise et rendre hommage à la créativité intellectuelle des artistes traditionnels. El Hadj Makhily Diaby Gassama a souligné l’importance de transcender les limites imposées par l’Occident et de valoriser les valeurs sociales et culturelles africaines.

Une initiative aux ambitions panafricaines 

Au-delà des frontières du Sénégal et Talisma, cette initiative se veut panafricaine et ambitionne de s’étendre en Gambie, en Guinée-Bissau et en Guinée-Conakry, pour célébrer ainsi la riche diversité linguistique et culturelle de la sous-région ouest-africaine.

Pour El Hadj Makhily Diaby Gassama, militant de longue date pour la promotion des langues nationales dans l’enseignement, ce projet s’inscrit dans une démarche plus large visant à intégrer ces langues dans les programmes éducatifs, de la maternelle à l’université. Une réforme indispensable pour assurer la pérennité de ce patrimoine inestimable.

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