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« FEMME »

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Matrice de l’humanité tout entière

Source de notre vie certes la première

Symbole de grandeur d’âme sur terre

De douce vertu et de beauté altière

Discrète mais tenace et téméraire

Jusqu’au sacrifice afin de faire

Son bonheur et celui des siens

Brave et nourrissant en son sein

L’espoir des jours meilleurs

Où s’épanouissent les fleurs

II

Digne et plus souvent héroïque

Créature divine authentique

Au salut du genre humain

Aujourd’hui ou demain

Nettement indispensable

Mais que de grains de sable

N’as-tu eu à bien endurer

Hé oui afin de pérenniser

Depuis les temps anciens

De cette humanité le destin

III

Trop souvent maltraitée

Durant toutes ces années

Tu as bien tenu le coup

Certes et jusqu’au bout

Car détentrice de la vérité

Tu le savais fort bien

Que n’étant pas très malins

Nous ne pouvions aller bien loin

Sans le support de tes bons soins

IV

De tes entrailles bénies

Tu leur as donné la vie

Á des princes et des rois

Ils ont institué leurs lois

Lesquelles hélas sans pitié

Ne t’ont point ménagée

Pourtant pour ton bébé

Qui n’est pas encore né

Hélas sans prendre avis

Tu sacrifierais ta vie

V

Tu as atrocement souffert

De notre arrogance d’enfer

De nos multiples ingratitudes

Et de toutes nos turpitudes

VI

Avec une patience d’ange

Loin des ténèbres et de la fange

Tu as bien sûr guidé nos pas

Toujours avec un bon repas

Si succulent et délicieux

Vers la cime des cieux

VII

En temps de paix ou de guerre

Sur le terrain ou dans la civière

Ton noble et doux sourire

Arrive à nous traduire

Sans trop de bavardage

Le sens du vrai courage

VIII

Tu détiens ce grand pouvoir

Et sans trop le faire savoir

Tu as façonné le monde

De manière plutôt féconde

IX

L’homme dans sa faiblesse

A voulu te tenir en laisse

Mais réalise petit à petit

Que sans toi il est tout petit

X

Durant toute notre enfance

Notre pleine et entière confiance

Résidait en toi havre de paix

Et de tendresse à tout jamais

L’ultime récompense de l’enfant

Sera toujours le baiser de maman

XI

Les poètes évoquent ta grandeur

Ils chantent toujours ta beauté

Et célèbrent ta splendeur

Avec des vifs élans du cœur

Modeste dans ta magnificence

Tu seras toujours la référence

Et la source de notre bonheur

XII

Nous le savons maintenant enfin

Puisque ce n’est pas encore la fin

Avec amour et caressant ton image

Nous te rendons ce bel hommage

Et alors en toute humilité

Á toi la reine de l’humanité

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À propos de l’auteur

Serge H. Moïse

Serge H. Moïse

Haïtiano-québécois, Serge H. Moïse, vit entre le Québec et Haïti depuis 1987. Il est avocat de profession, son cabinet est situé à Pétion-Ville, Haïti.

Amant des belles lettres depuis sa tendre jeunesse, il a rédigé quelques trois cents poèmes et un millier de moïkus, des dizaines d’articles d’intérêt général et à caractère juridique en particulier. Il a publié Les libertés publiques à travers les constitutions haïtiennes (1992) et Les aphorismes de Me Moïse (2013).

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