Vendredi Polar

SAISON 1: LA DAME DE NKOLBISSON

ÉPISODE 4 : La case départ

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Commisaire Atangana S1_episode 4

Illustration Briand-Nelson Mutima

Aboubacar Demba adorait sa montre dorée. Pour une raison que tout le monde ignore, les “nordistes” comme les appelaient les Yaoundéens à l’occasion, avaient, tout comme les corbeaux, une passion très prononcée pour ce qui brille. Le colonel n’en faisait guère exception. Sa Rolex en or version “payée par le contribuable” tournait autour de son poignet bien trop maigre. Cet objet d’une valeur inestimable contrastait avec la tenue assez sobre du militaire, une saharienne de couleur kaki dans laquelle il semblait flotter. C’est un ami travaillant à la sécurité nationale qui avait conseillé à l’inspecteur Pascal Étoundi de se faire accompagner par un “haoussa” s’il voulait véritablement s’aventurer dans le quartier Briqueterie. Pascal avait choisi le colonel à cause de sa disponibilité et de son grade, et espérait ainsi apporter un certain degré de crédibilité à sa requête.

Demba avait récupéré le policier à bord de sa voiture de service, une Toyota Corolla verte flambante neuve, après l’avoir fait poireauter avec ses collaborateurs Mboudou et Mbarga plus d’une demi-heure dans un bar au carrefour Ékounou, à quelques pas seulement de “Carrousel”, une boite de nuit torride de la ville.

La Toyota atteignit enfin la rue des boutiques du quartier Briqueterie, ces dernières n’étant en fait rien d’autre que des baraques en ciment remplies jusqu’au plafond de tissus aux couleurs criardes que les propriétaires, tous originaires du grand nord, cueillaient comme des mangues mûres sous l’impulsion de leurs clientes en s’aidant de longs bâtons au bout desquels trônaient des crochets artisanaux en fer. Ils passaient ensuite le reste du temps assis sur des nattes à même le sol, habillés de leurs grands Gandouras et sirotaient du thé vert en parlant de politique. Toujours dans l’inquiétude de possibles représailles des “sudistes”, ils avaient développé l’art de la discrétion et se taisaient à chaque passage de voiture. Il n’en fût pas autrement lorsque la Toyota verte du colonel Demba stoppa devant la deuxième boutique de la ruelle, celle d’Hamid.

Hamid était un jeune homme d’une trentaine d’années habillé de manière très européenne en jeans et T-shirt, ce qui tranchait beaucoup avec le traditionalisme apparent du quartier. Il avait une allure très sympathique mais Pascal savait qu’il ne fallait jamais s’y fier. Il servait sa dernière cliente de la journée, manifestement une Ewondo[1] à qui il faisait des grands sourires lorsque leurs visages se croisaient, mais qu’il regardait avec un incroyable dédain dès que cette dernière lui tournait le dos pour inspecter le rouleau de tissus qu’il lui avait décroché du plafond. Il faut dire que la dame, probablement dans la trentaine et vêtue comme une danseuse professionnelle d’un club pour adultes, était l’incarnation même de tout ce que le musulman modèle répugnait. Malheureusement, même le musulman modèle devait bien manger. Alors, Hamid multipliait les amabilités tandis que son regard se délectait de temps à autre de la croupe enivrante de cette infidèle.

On a beau être pieux, on en est pas moins Homme.

Le colonel Demba le sorti brutalement de son étude approfondie de l’anatomie féminine :

« Je suis le colonel Demba. C’est toi Hamid ? On a téléphoné.

— Oui, patron ! répondit ce dernier sans laisser apparaître le moindre signe d’étonnement.

— On peut parler ? »

À la vue du gros revolver russe Makarov PM que le colonel portait dans son holster bien en vue au-dessus de sa saharienne, la fille posa délicatement le rouleau qu’elle avait dans la main et sortie sans mot dire de la boutique dans un déhanchement « Beyoncéen ». Quand on vit au Cameroun, on développe rapidement du flair pour tout ce qui sent le cambouis.

Hamid les conduit dans un recoin un peu plus sombre de la boutique, éclairée par une ampoule noirâtre. Dehors le soleil se couchait déjà et les bruits du quartier laissaient lentement place au calme relatif du soir. Ils s’assirent tous sur une natte colorée. Tous, sauf Pascal qui était toujours sur ses gardes. Le quartier ne le rassurait pas. La police nationale ne s’y permettait des incursions que très rarement et généralement en nombre impressionnant. Les Haoussas avaient en effet la réputation d’être particulièrement agiles dans le maniement du couteau, aisance dont ils faisaient volontiers la démonstration pendant le dépeçage des morceaux de viande de bœuf qu’ils faisaient ensuite griller au feu de bois sous le nom de Soya, spécialité culinaire dont eux seuls avaient le secret.

Cette industrie de la restauration ainsi que celle du textile étaient d’ailleurs les seules qui toléraient la présence de “sudistes” dans ce quartier, dernier bastion des nordistes en territoire très souvent considéré par ces derniers comme “territoire ennemi”. Les visiteurs, eux, devaient se plier aux règles musulmanes de base comme l’interdiction totale d’alcool dans un pays pourtant laïc. Cette interdiction en particulier était bien difficile à supporter lorsqu’on savait que le “soya” était saupoudré d’un piment sec à l’origine probablement extraterrestre qui faisait passer la chaleur de l’enfer pour une agréable brise de vent guadeloupéen. C’est d’ailleurs pour cette raison que les “visites” dans le quartier étaient toujours de courte durée et que les voitures qui garaient en bordure de route pour y relâcher leur flot de Yaoundéens semi-fortunés accompagnés de leurs “deuxièmes bureaux” toujours bien affamées et maquillées comme des princesses de Saba’a, repartaient très vite vers le premier bar de l’autre côté de la “frontière” afin d’y étancher leur soif dans l’alcool et fricoter avec elles dans la pénombre de la nuit.

« Je suis l’inspecteur Pascal Étoundi. Le colonel vous a averti que nous arrivions.

— Oui monsieur, lança Hamid avec un brin d’arrogance. »

Il était très posé et regardait les deux hommes l’un après l’autre, directement dans les yeux.

« D’après ce que le colonel dit, vous êtes ce qu’on peut qualifier de “chef de quartier” non-officiel.

— Non. »

C ‘était là une manière particulièrement déplaisante de commencer la conversation.

« Nous ne cherchons pas de problèmes. Nous sommes seulement ici pour vous prévenir d’une action que nous allons mener dans le quartier pour arrêter des cambrioleurs. Il faut que vous fermiez vos boutiques plus tôt. Nous ne voulons pas mettre les gens en danger inutilement. Passez quelques coups de téléphone et assurez-vous que les gens restent chez eux.

— Vous voulez arrêter qui ?

— Nous ne pouvons pas le dire. Exécutez-vous seulement. Nous n’avons pas l’intention d’arrêter un de vos frères. Au contraire… »

Hamid obéît en rechignant mais Pascal était néanmoins satisfait. Le décor était désormais en place. Maintenant il était temps de se mettre en embuscade et attendre l’arrivée des deux membres du gang des barbares. Il sortit son téléphone et composa le numéro de ses collaborateurs Mboudou et Mbarga qui attendaient toujours au “Grand Coeur” du quartier Ékounou.

*****

La rue qui séparait le bistro “Grand cœur” de la boite de nuit “Carrousel” était bondée de monde même en ce lundi soir. On y trouvait de tout, des Bayam-sellam qui essayaient vainement d’évacuer le reste de leurs légumes à la criée en insultant copieusement tous ceux qui osaient passer à côté d’elles en feignant l’indifférence : des prostituées serrées dans des corsages en cuir qui leur donnaient des aspects de gigots d’agneaux, des vendeuses de poisson et de maïs braisés qui attisaient le feu avec des vieux couvercles de casseroles et épongeaient les braises avec l’eau du cloaque derrière elles, des gigolos dans des costumes blancs trop justes… Le pire était surtout des chauffeurs de taxis qui klaxonnaient sans arrêt et pour toutes les raisons, soit pour attirer l’attention de clients potentiels, ou soit pour éviter d’écraser un de ces piétons qui attendaient le bon moment pour traverser la chaussée. Ces derniers, tels des sprinteurs pendant les jeux olympiques, s’encourageaient en se donnant des claques sur leurs propres joues avant d’oser le passage vers le trottoir voisin, chaque fois au péril bien réel de leurs vies. Lorsqu’un d’eux atteignaient la rive salvatrice en vie, il se retournait sur un majestueux bras d’honneur en l’encontre de ces chauffards qui déjà étaient loin. Seules les bannières des véhicules (souvent fluorescentes) scotchées sur les restes des vitres arrière étaient encore visibles. Les inscriptions du genre « Dieu donne la paix à mon âme » qui y étaient gravées faisaient très souvent office de devise prémonitoire.

Mbarga qui avait dû quitter le bar pour pouvoir s’entretenir dans un calme relatif avec son supérieur réussit à retraverser la ruelle sans se faire assassiner par un de ces chauffards dont l’imbécillité n’avait d’égal que l’imprudence. Il annonça à Mboudou resté assis sur la terrasse que la traque pouvait enfin commencer. Tous deux s’engouffrèrent quelques instants plus tard dans la Renault Mégane toute neuve que le commissaire avait pu organiser pour l’occasion auprès du ministère de l’intérieur.

Mbarga n’avait pas l’habitude des voitures modernes. Déjà, le fait de pouvoir démarrer cette dernière sans donner au préalable un coup de pied dans le radiateur, la lui rendait hautement suspecte. On entendait à peine le bruit de son moteur et comble de tout, les indications du quadrant en face de lui, semblaient véridiques. On était loin de la Toyota Corolla qui lui appartenait et qui ne roulait que par la force de ses supplications matinales. Elle était si vielle que le compteur avait cessé d’indiquer le nombre exact de kilomètres parcourus. À quoi bon ? De toutes les manières elle ne démarrait en pétaradant que lorsqu’elle était de bonne humeur et après infusion de la seule drogue qui pouvait encore l’amener à se déplacer : son carburant frelaté Zoua-Zoua.

La Renault Mégane, toute jeune qu’elle était, carburait encore à l’essence pure, celle que l’on achète dans les stations-service, où on doit descendre de sa voiture pour vérifier le niveau d’huile.  C’est donc avec une dignité non feinte que cette princesse parmi les princesses zigzaguait entre les nids de poule des routes de la capitale pour rejoindre une demie heure plus tard le quartier Briqueterie et se garer, phares éteints, à quelques mètres seulement de la quincaillerie “Le beau gosse” où les deux policiers furent immédiatement rejoints par le colonel Demba et l’inspecteur Étoundi qui les attendaient derrière un bosquet.

Dehors, mis à part quelques passants, les habitants du quartier avaient largement suivi les consignes d’Hamid et l’on entendait désormais plus qu’une armada de chiens errants aboyer au lointain et les couinements de rats gigantesques qui jouaient au “gendarme et au voleur” entre les habitations. Mboudou et le colonel Demba étaient serrés à l’arrière de la Renault Mégane. Ils observaient tous avec grand intérêt la petite Toyota rouge qui venait de se garer également les phares éteints en face de la quincaillerie à moins d’une cinquantaine de mètres d’eux. La nuit était vite tombée et à cause de l’éclairage public défectueux, on distinguait à peine ses mains devant son visage. À l’avant du véhicule, Pascal se grattait la cuisse. Il s’était acheté un vieux jean à Boré Zam-Zam, le marché aux puces de Yaoundé. Soit le pantalon était bien trop étroit ou alors il était rempli de vraies puces. Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois.

Tous retenaient leur respiration et essuyaient régulièrement leurs mains moites sur leurs pantalons avant de resserrer leurs vieilles kalachnikovs. La quincaillerie semblait sur le point de fermer. On pouvait voir au travers de la porte entrouverte une pièce baignée dans la seule lumière d’une ampoule électrique et un homme s’affairer. Il s’agissait probablement du propriétaire. Pascal s’était abstenu de le prévenir de peur que ce dernier ne prenne peur et n’ameute tout le quartier. Soudain tout alla très vite.

Un homme musclé en T-shirt sombre bondit de la voiture. Pascal reconnut tout de suite Zorro, Bilongo Dagobert de son vrai nom, qui était une triste célébrité dans la scène criminelle de la ville. Il avait dans ses bras une vieille mitrailleuse qu’il tenait maladroitement et fit mine de vouloir traverser la route en direction de la boutique.

Pascal hurla : « Allez-y !! Allez-y !! ».

Le policier et le colonel derrière sortirent à leur tour du véhicule en vociférant.

« Jette ton arme !! Police !! Jette ton arme !! ».

Dans le même mouvement, Mbarga engagea la première du véhicule et vint barrer la route à la Toyota rouge qui démarrait déjà précipitamment. Paniqué, son chauffeur voulut faire marche arrière mais lâcha trop vite l’embrayage. La voiture s’emballa dans un hoquet et s’immobilisa définitivement. Pascal s’extirpa de la Renault Mégane, son pistolet de type Glock 18 chambré à 9mm parabellum, un cadeau du commissaire Atangana, pointé sur le conducteur. Ce dernier, qui était assez difficile à identifier dans l’obscurité ouvrit sa portière et voulu s’enfuir. L’inspecteur le cloua au sol dans un bond olympique. Sur la route, Zorro avait enfin réalisé la situation et compris tout de suite qu’elle n’était pas à son avantage. Il posa délicatement son arme sur le sol et s’agenouilla, les mains croisées derrière la nuque.

Manifestement un habitué de la procédure.

Des chiens aboyaient de plus en plus fort et les premiers voisins qui n’avaient pu être prévenus à temps commencèrent à sortir de leurs maisons, alertés par le bruit.

L’opération était un succès.

*****

C’est sous les applaudissements de Marie-Paule Ngo Mbea, la secrétaire du commissariat, que les héros de la soirée firent leur entrée dans les locaux du commissariat du vingt-et-unième arrondissement de Yaoundé. Dans ce décor spartiate, la jeune femme faisait figure de prêtresse grecque dans sa robe blanche moulée dévoilant un décolleté à faire pâlir d’envie Pamela Anderson. Manifestement, elle avait planifié autre chose pour la soirée. Elle portait des longs rastas qui lui tombaient presque sur le dos et bien qu’elle soit maquillée outrageusement, elle n’en était pas moins une très belle femme. Elle dépeçait avec délicatesse une queue de maquereau braisée sur sa table de travail et trempait ses lèvres dans une Malta Guinness fraîche. Elle ne semblait nullement offusquée d’avoir été obligée de rester au travail si longtemps. Il n’y avait que peu de choses à célébrer quand on travaillait pour la police nationale.

Les policiers, très fiers d’eux, avaient enfin connu le goût de la reconnaissance populaire, félicités par les habitants du quartier avant qu’ils ne quittent les lieux.

Le commissaire Atangana entouré d’une autre équipe empruntée à des commissariats environnants, les attendait déjà lui aussi et sourit largement en leur montrant les cellules remplies de douze autres gaillards aux visages patibulaires.

« L’autre équipe a eu du succès aussi, apparemment … lança Pascal visiblement soulagé.

— Oui. Ils ont pu mettre la main sur des preuves suffisantes pour les envoyer à Kondengui pour au moins dix ans. »

Kondengui était la prison centrale de Yaoundé où les conditions de détention étaient telles qu’en comparaison, la prison d’Abu Ghraib avait des allures de Club Med, massage et autres séances de relaxation inclus.

« Maintenant, s’il te plaît, amène-moi Zorro dans mon bureau. Lui et moi avons beaucoup de choses à nous raconter.

— Sans problème, Jo. »

Il était déjà presque minuit mais aucun des autres policiers ne fit mine de vouloir partir, grisés encore qu’ils étaient de leur grande victoire. Ils parlaient très fort et se tapaient sur les épaules. Pascal dû refermer la porte du petit bureau de son supérieur pour que l’entretien puisse avoir lieu dans le calme. Il poussa Zorro sans ménagement sur la chaise en face de Joseph, sortit son revolver de son holster et s’assit sur le petit tabouret à côté de la seule table de la pièce en le pointant sur le voleur. Le commissaire lui, était assis à l’autre bout de la table. Il avait retiré sa veste et s’était enfoncé dans son fauteuil en cuir qu’il faisait pivoter d’avant en arrière, les bras croisés devant lui.

Zorro le regardait méchamment. Ses mains étaient menottées derrière son dos. Il avait été déshabillé jusqu’aux sous-vêtements crasseux, transpirait à grosses gouttes et la mauvaise lumière du bureau le faisait cligner des yeux.

Un long silence suivit, brisé seulement par les éclats de rire provenant des autres policiers.

« On n’a pas besoin de parler d’aujourd’hui, dit finalement Joseph posément. Je ne veux pas entendre ce que tu as à me raconter. Demain, tu seras déféré et la suite tu te l’imagines. Le commissaire Évouna qui t’a donné son arme suivra ton sort. »

La mine de Zorro se déconfit. Il ressemblait maintenant à un gamin apeuré. Seuls ses yeux rouges, résultat du mbanga qu’il avait fumé pour se donner des forces avant le cambriolage, laissait augurer de sa dangerosité.

« Chef, ce n’est pas moi …

— Ferme ta gueule ! gronda Pascal qui faillit bondir de son tabouret pour le gifler. »

Joseph le retint d’un signe de la main.

« Je veux que tu me dises pourquoi tu as tué la gérante de la quincaillerie de Nkolbisson repris Joseph d’une voix froide.

— Quelle quincaillerie ? demanda Zorro sincèrement étonné.

Mouf ! Réponds au chef, cria Pascal.

— Chef, je n’ai jamais attaqué une quincaillerie à Nkolbisson ! Je jure !! »

Joseph et Pascal savaient quand on leur mentait. Ce voleur, drogué et violeur n’avait pas tué Madame Tchonkeu.

« Un de tes gars peut-être ?

— Chef, je ne pense pas. C’était d’abord quand même ?

— Mercredi de la semaine dernière.

— Non chef. Ce n’est pas possible. On était tous à faire la java à Douala la semaine dernière. On est rentré seulement vendredi soir.

— Pour aller voler la voiture de ton cousin.

— Chef, j’allais lui rendre sa voiture, non ?

Mouf, tais-toi ! »

Pascal lui asséna une gifle et ressentit un profond soulagement.

« Fais-le sortir, Pascal. Il n’y a rien à en tirer. »

Quand les deux hommes se retrouvèrent enfin seuls dans la pièce Joseph s’adossa sur son siège, dépité.

Retour à la case départ.

« Et maintenant ? »

L’inspecteur ne pouvait cacher sa déprime. Joseph Atangana pris la parole.

« Quelqu’un s’est donné beaucoup de peine pour nous faire croire qu’il s’agissait d’un cambriolage qui aurait mal tourné.

— Peut-être quelqu’un dans l’entourage des voleurs ?

— Pas forcément. On a parlé de ces cambriolages dans les journaux. Toute la ville était au courant. »

Les deux hommes étaient bien tristes malgré la grande euphorie qui régnait dans la pièce voisine. Les paupières de Pascal s’alourdissaient et le sommeil venait lentement réclamer ses droits. Joseph lui ordonna de rentrer chez lui se reposer.

« Ta troupe et toi avez fait un excellent travail ce soir. Transmets mes salutations à Jacqueline et aux enfants. Prends-toi la matinée de demain. On se retrouve à Nkolbisson en début d’après-midi.

— Tu as un plan ?

— Disons plutôt une petite idée… »

A suivre…

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[1] L’ewondo est une langue parlée dans la partie sud du Cameroun

 

À propos de l’auteur
Félix Oum

Félix Oum

FÉLIX OUM

Félix Oum est né au Cameroun et a fait ses études en ingénierie à l’université technique de Berlin. Il travaille dans le domaine énergétique à Stuttgart. Il se passionne depuis des années pour le dessin et l’écriture, plus précisément l’écriture de poèmes et le travail à un roman. Très attaché à son Cameroun natal, il décide en Mars 2014 de se lancer dans la rédaction d’une série de nouvelles sur le quotidien des forces de l’ordre face aux réalités africaines avec l’intention affichée de donner ainsi à son pays son premier « Sherlock Holmes ».

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2 Réponses

  1. Michèle Mah

    Je suis une véritable et me réjouis que ce talent vienne de la diaspora camerounaise en Allemagne…Un seul mot continue big bro!!!
    Mon personnage préféré…c’est tellement évident Julio Iglésias pardi(rires), ses parents n’ont vraiment pas eu pitié, mais il est tellement brillant…c’est un plaisir de lire ses deductions…

    • Afrolivresque Afrolivresque
      Afrolivresque Afrolivresque

      🙂 c’est sûr que ses parents avaient fumé quelque chose de louche quelques minutes avant son baptême ! Merci Michèle. Parlez de notre cher commissaire Atangana autour de vous et retrouvons-nous, fans du commissaire, dans la prochaine saison qui commence bientôt. L’aventure ne fait que commencer….

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